La respiration en papillon

Mis à jour le 25 août 2016

Considérée comme étant une nage athlétique, le papillon est aussi difficile à maîtriser car sa respiration demande une certaine synchronisation des mouvements et de la souplesse. Guide-Piscine vous explique comment et à quel moment respirer en papillon.

La respiration en papillon&nbsp;&nbsp;<span class="normal italic petit">&copy; eyeQ Fotolia</span>

La respiration en papillon  © eyeQ Fotolia

Comment respirer en papillon

Respirer en nageant le papillon oblige à sortir la tête de l’eau par l’avant ce qui crée une résistance à l’avancement et un déséquilibre du corps. Les hanches et les jambes ont tendance à s’enfoncer. Il n’est donc pas conseillé de respirer à chaque mouvement de bras mais plutôt tous les deux mouvements pour rester allongé le plus possible dans l’eau.

L’inspiration se fait devant vous en sortant le moins possible la tête. Essayez de maintenir votre menton dans l’eau à chaque inspiration. L’expiration, quant à elle, se fait de façon progressive sur le mouvement de bras qui précède l’inspiration. Expirez tout votre air (expiration active) de façon à inspirer le plus rapidement possible lorsque vous ouvrez la bouche (inspiration réflexe). De cette façon, vous replacez le visage dans l’eau très vite et votre corps reste en équilibre. Vous pouvez reprendre votre souffle en respirant aussi sur le côté (comme en crawl).

A quel moment respirer en papillon ?

La respiration en papillon est une question de synchronisation des mouvements, de rythme de nage et de souplesse. En papillon, vous devez respirer lorsque les mains sont au niveau des cuisses. Plus vous respirerez rapidement, moins vous serez en déséquilibre et moins vous casserez votre rythme de nage. Vous pouvez choisir de respirer à chaque mouvement de bras ou tous les deux ou trois mouvements. Cela dépend de l’intensité et de la distance parcourue. Si vous nagez un 50 m papillon, il n’est pas nécessaire de respirer à chaque mouvement.
Essayez de privilégier au contraire la glisse et la rapidité des mouvements. En revanche, sur un 200 m, il est préférable de bien vous oxygéner et d’inspirer à chaque mouvement. Même si la distance semble courte sur la terre ferme, elle est très éprouvante en milieu aquatique. Il est impossible de maintenir le rythme d’un 50 m sur un 200 m. En papillon, on parle de cycle « deux sur trois », c’est-à-dire que l’on respire pendant deux cycles puis on ne respire pas pendant le troisième.

L’importance des jambes et des bras

Pour pouvoir bien respirer en papillon, il faut avoir assez de force pour se propulser hors de l’eau et reprendre son souffle. La phase de poussée des bras permet de soulever suffisamment la tête et les épaules. Si la puissance n’est pas suffisante, vous aurez du mal à sortir de l’eau et vous risquez de vous faire mal au niveau des lombaires. En revanche, ne sortez pas trop le buste de l’eau. Cela n’améliorera pas votre respiration et vous augmenterez la résistance à l’avancement.

Découvrez également notre article consacré à l'ondulation en papillon pour savoir comment la maîtriser.

        

Les avis et commentaires
sur la respiration en papillon