Les plongeons de l’extrême

Mis à jour le 30 août 2016

Qu’il s’agisse de plonger d’un hélicoptère, d’une falaise ou d’une plate-forme, les plongeons de l’extrême sont toujours aussi impressionnants et aussi dangereux. Entrée officiellement au programme des championnats du monde de natation il y a peu, la discipline connaît un franc succès et attire les foules. Découvrez pourquoi les plongeons de l’extrême imposent autant le respect et quels sont les grands noms de la discipline.

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Les plongeons de l’extrême  DR

Une discipline récente

Même s’il est pratiqué en milieu naturel depuis plusieurs décennies déjà, le plongeon de haut-vol ou de très haut-vol est entré officiellement dans le programme des championnats du monde de natation il y a quelques années seulement. Les plongeurs de l’extrême sont tous issus du monde du plongeon classique à une hauteur de 10 m. On parle de haut-vol au delà de 10 m et les épreuves officielles se déroulent toujours à une hauteur de 27 m pour les hommes et 20 m pour les femmes. Les plongeurs doivent effectuer plusieurs figures pendant leur saut et sont notés par 5 juges.

Braver tous les dangers

Si l’on parle de plongeon de l’extrême, ce n’est pas pour rien. La discipline est très dangereuse et la moindre erreur a des conséquences très graves. En sautant à 27 m, le plongeur effectue un plongeon de 3 secondes qui équivaut à la hauteur d’un immeuble de 8 étages. Il entre dans l’eau à 85 km/heure et toujours par les pieds pour limiter le danger. A cette hauteur, un « plat » équivaut à une chute de 13 m sur une plaque de béton. Autant dire que la peur est au rendez-vous chez les plongeurs. Des normes strictes sont aussi appliquées pour assurer la sécurité des nageurs. Un minimum de 6 m de profondeur est exigé pour les plongeons de l’extrême pour limiter les accidents. Même si le danger est grand, les accidents se font rares. Sur 30 années, on compte 3 accidents graves.

Les plongeurs de l’extrême

La discipline étant très récente et aussi très dangereuse, il existe très peu de plongeurs de l’extrême qui pratiquent toute l’année. On en dénombre une dizaine environ. En France, le plongeur Hassan Mouti a participé à plusieurs compétitions. En 2011 à Athènes, il tombe sur le flanc en entrant dans l’eau et doit arrêter la discipline pendant plusieurs mois. C’est l’accident le plus grave jamais recensé à ce jour en plongeon de haut-vol. En mai 2015, l’américain Steve LoBue se cogne la tête contre la plateforme au moment de sauter mais il en ressort avec une simple blessure à l’arcade sourcilière. Le plongeon de haut-vol est dominé par l’anglais Gary Hunt, champion du monde de la discipline en 2010, 2011 et 2012.

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